Hum … j’ai tellement de choses à vous raconter que je ne sais par quoi commencer exactement, alors je vais tenter de la jouer synthétique comme le gazon de Wimbledon.
Tout d’abord j’ai officiellement signé pour Grosse Boîte qui va devenir bientôt très très connue du grand public. Le salaire est certes indécent mais c’est surtout l’envie de sortir de mon petit microcosme pro et la perspective de retrouver un ancien collègue qui m’ont motivés.
Bien évidemment cela sous entend que je n’habite plus Toulouse. Entre le 28 mai et le 12 juin, il m’a fallu arpenter tout Paris / Boulogne / Issy-les-Moulineaux / Arceuil dans l’espoir vain de trouver un appartement. Le mode de réponse commun des gentils agences-proprios ayant été – grosso modo –
« Dégage le roumain, t’as beau gagner trois fois le salaire à toi tout seul, t’es en période d’essai coco ! ». Bref, il a fallu que je m’excuse d’être cadre en gros…
Suite à une ruse magique, et de guerre lasse, j’ai passé le flambeau des recherches à ma moitié qui est montée à son tour sur Paris pour nous dénicher en 2/2 un joli 55m² en plein milieu du 15ème arrondissement. Il s’en est suivi la course aux déménageurs – tous overbookés – pour en trouver un sublissime :
Les déménagements La Cigogne.
Un commercial très gentil nous a apporté des cartons et du scotch à l’avance, on a emballé toutes nos affaires dans le calme (à 80 euros les 40 cartons c’était nécessaire histoire de redescendre en pression suite à la remise du chèque). Enfin à 3 jours du susdit déménagement, nos amis de la Cigogne nous plante avec un geste de toute beauté (8.5 en artistique côté juge Croate) en arguant que
« On est overbooké sur la période pour un déménagement groupé mais rassurez-vous on peut vous faire un convoi spécial rien que pour vous … ça fera 400 euros de plus, merci, bisous ! »
Etant poli, je n’ai pas insulté intérieurement sa mère mais son caniche à sévèrement morflé. L’internet ayant été coupé, rush en mode Plan B au cybercafé le plus proche pour trouver un camion à louer + un billet de train / avion pour le chauffeur mon beau-papa. Prise de tête, montée de stress, mails à Grosse Boîte pour décaler mon arrivée, deux jours plutôt atroces. Puis arrive le miracle, lors d’un repas liquide entre deux pintes et complaintes auprès d’amis et néanmoins ex-collègues, arrive le désormais célèbre coup du
« mais mon meilleur ami est déménageur tu savais pas ? »
Conclusion : Déménagement vendredi soir de 18 à 20h, on file à la gare pour un train couchette direction Paris pour arriver tôt en même temps que le camion (au passage même en 1ère Classe le train couchette c’est de la *bip* en branche). On dors donc très mal, on décharge, déballe, on monte, on déballe, on monte … en 3 jours notre appartement est vivable et hop j’enchaîne mardi ma 1ère journée chez Grosse Boîte. Pffiou …
En conséquence, le soir même de cette journée, un filet de bave au coin des lèvres et un cerveau s’évertuant à vouloir sortir de mon crâne, je m’écroule dans mon lit. Il est 20h30 … et c’est très moche.
Et puis c’est le retour à la vie parisienne et à ses petites habitudes, le métro en retard, sa chaleur et sa moiteur associées, les 12 000 personnes à voir, les RDV, les bouffes à planifier.
Alors non pas
« Welcome home !» parceque Paris est loin d'être ma ville préférée au monde mais plutôt
« Welcome back le gône, tu pensais pouvoir m'échapper ? ».
Dédicace aux toulousains qui ont fait le choix de la qualité de vie.
/ respect et bisous les gars.