En vrac :

Voilà, je m'apprête à rentrer sur la capitale, j'attends la réponse pour mon taff (c'est en cours, ils ont apprécié que je rappelle pour demander l'état d'avancement de leur décision); dimanche par un concours de circonstance et moyennant ma célèbre naïveté/bonté naturelle, j'accueille dans mon palace de 20m² une amie de ma cousine qui cherche à se loger sur Paris durant son stage de 3 mois. Je ne l'ai jamais vu, je suis un ours, je n'ai pas vu l'ombre d'une petite culotte depuis bientôt ... pfff trop ... j'ai intérêt à ne pas laisser mes yeux d'homme en manque traîner, ça ferait du mal à ma réputation et à surtout à mon égo. Ne suis-je point surnommé le "Gentleman" ?

Mes deux jours avec Papi ont été un mélange de joie, de bonheur et de souffrance, quand ses médicaments à base de morfine ne font plus effet c'est un autre homme, reclus, pleurant, conscient de ses derniers moments. Autrement, il reste égal à lui-même, confident, blagueur, parfois perdu. Dans les deux cas, il n' a de cesse de me parler à coeur ouvert, morceaux choisis :

- "Tu as toujours été mon bâton de vieillesse."

- "Même si tu es loin, je sais que tu es toujours avec moi, là (montrant son coeur)."

- " Je suis la lanterne rouge, tous les matins je regarde si je suis encore allumé."

- " J'arrive sans terreur au terme du voyage." - (citant une tirade Guillaume Tell)

Et ma préférée, celle qui me fait me lever tous les matins :

- "La vie c'est rire tout le temps, faire la gueule c'est mourir un moment."

Mon modèle, mon autre Moi, tellement de choses dans nos yeux, je suis parti serein.

Les parasites sont partis, laisser tanquille mes grands-parents, qu'ils profitent de ces derniers moments ensemble. Je reviendrai même dans les pires moments, ma famille sachant la nature de notre relation se refuse de me le laisser voir en pleine déchéance.